Nicaragua
L’OSEO est engagée au Nicaragua depuis bientôt 30 ans. Elle y lutte pour des conditions de travail équitables, ainsi que pour le droit à la propriété, à un revenu décent et à une vie sans violence.
L’OSEO est engagée au Nicaragua depuis bientôt 30 ans. Elle y lutte pour des conditions de travail équitables, ainsi que pour le droit à la propriété, à un revenu décent et à une vie sans violence.
| On connaît chez nous le Nicaragua, l'un des principaux pays d'Amérique centrale, surtout depuis le mouvement de solidarité des années 1980. Pendant la période sandiniste (1979-1990), le Nicaragua subissait un boycott économique, et des troupes de mercenaires (les Contras) s'introduisaient dans le pays depuis le Honduras voisin. Les sandinistes perdirent les élections en 1990. Depuis, des hommes et des femmes s'organisent en diverses organisations sociales, afin de lutter contre la pauvreté et la chute continue de l’économie. Depuis 2007 et l'élection de Daniel Ortega, le parti sandiniste est à nouveau au pouvoir. Le bilan de ses deux premières années d'action est très contrasté. En matière de formation, d'accès au travail et de développement agricole, des progrès importants ont été enregistrés et une bonne collaboration a pu être instaurée entre le pouvoir et les organisations de la société civile (coopératives agricoles, syndicats, etc.). En revanche, les partis d'opposition, des ONG et des journalistes se plaignent régulièrement d'intimidations de la part de l'Etat et d'entraves à la liberté d'expression. Pauvreté et violences Le Nicaragua compte 5,5 millions d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés de moins de 18 ans. Un million de personnes vivent hors du pays, pour des raisons liées à la guerre et à la pauvreté. 80% de la population vit avec moins de deux dollars US par jour. Trois quarts de cette population pauvre habite dans les régions rurales. Une femme seule est à la tête d'un tiers de tous les ménages. De plus, au Nicaragua, deux tiers des femmes ont déjà été victimes de violences. L'agriculture: une chance et un risque Vu que l'agriculture se concentre sur quelques produits d'exportation, le pays est très dépendant de l'évolution des prix sur les marchés mondiaux. Le Nicaragua demeure, malgré l'étendue de sa surface agricole, le plus petit pays exportateur d'Amérique centrale. La majorité de la population est composée de petits paysans. Leur productivité est très faible en comparaison internationale; de plus, l'absence de droits de propriété clairement établis empêche souvent tout investissement. Le secteur agricole offre cependant des perspectives pour le développement économique et social du Nicaragua. Il représente la plus importante source de revenu du pays et offre presqu'un tiers de toutes les places de travail disponibles. Un engagement multiple L'OSEO travaille depuis bientôt trente ans au Nicaragua. Elle soutient des coopératives, des organisations de femmes, des associations paysannes et des syndicats, dans leurs efforts pour améliorer les conditions de vie des populations défavorisées. Les points principaux de l'engagement de l’OSEO se trouvent dans les domaines suivants:
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